L’AIDH fait un rapport accablant de l'Administration Martelly 

«Le droit à la vie qui constitue le fondement des droits de l’homme est constamment violé par l’administration de Michel Joseph Martelly ». Telle est la conclusion du rapport sur la situation générale des Droits Humains en Haïti au cours de l’année 2014, réalisé par l’Action Internationale pour les Droits Humains(AIDH).

Pour cet organisme « La situation des droits humains en Haïti est en deçà des principes fondamentaux établis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 »

L’insécurité et la criminalité se sont transformées en violences structurelles à cause de l’indifférence des autorités étatiques. Même la Police Nationale d’Haïti, qui est supposée protéger la population, compte aussi des cadavres, lit-on dans le rapport

Au cours de la 4e année du président Martelly, plusieurs tentatives de museler les journalistes et de violer le droit à l’information dont jouissent les citoyens haïtiens, ont été repertoriées. Les journalistes et les défenseurs des droits humains ont eu à subir beaucoup de menaces..

De plus, "L’administration de Martelly comme ses devanciers, s’emballe dans des pratiques de corruption et ne développe aucun programme susceptible de donner l’espoir au peuple haïtien". Tout ceci contribue à l’augmentation du coût de la vie, dénonce L’AIDH.

‘’Partout dans le pays, les policiers sont assassinés au grand jour avec une facilité désarmante’’ souligne le rapport.

Par ailleurs, la réalisation des élections représente un défi majeur pour le pouvoir Martelly car la population est démobilisée et l’institution électorale jouit d’une confiance très relative.

Tenant compte de toutes ces dérives, l’AIDH recommande à l’administration Martelly de mettre en place un vrai programme de désarmement sur tout le territoire national, de protéger les citoyens contre l’insécurité généralisé qui sévit dans le pays, de tout mettre en œuvre pour réaliser les élections générales et d’arrêter et de juger,entre autres, les criminels notoires responsables des gangs.

HPN



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