Argentine: 15 condamnations à perpétuité pour crimes sous la dictature (Octobre 2014)


En Argentine, 15 personnes, des civils et des militaires à la retraite, ont été condamnées, vendredi 24 octobre 2014, à la prison à perpétuité pour des crimes commis sous la dictature de Jorge Videla, entre 1976 et 1983. Parmi eux, un ancien chef de la police et un ancien ministre de l'Intérieur.

« On était détenus dans un entrepôt, nus, avec un sac sur la tête. On entendait les cris des hommes et des femmes qu’ils torturaient. Je pesais 30 kg quand j’ai pu quitter le centre. » Témoignage d’Alberto Alfio Cavalie, un des 130 témoins que les juges ont entendus pendant les dix mois qu’a duré le procès.  Des juges qui ont, ce vendredi, condamné 15 personnes, surtout des anciens militaires, à la perpétuité, les reconnaissant tous coupables de génocide envers de jeunes activistes de gauche.

Faits imputés : tortures, assassinats, et même des enlèvements d'enfants. Un lieu ciblé : La Cacha, un centre de détention clandestin situé à la périphérie de La Plata, dans l'est du pays. Le centre de détention de La Cacha était aussi utilisé comme une maternité, où les femmes accouchaient avant d’être exécutées, d’où ce surnom, « La Cacha », en référence à une sorcière de bande dessinée qui enlevait les enfants.

Parmi les condamnés : Miguel Etchecolatz, 85 ans, un des chefs de la police provinciale de Buenos Aires, qui fut le responsable de 21 centres clandestins de détention, dont La Cacha. Il écope pour la seconde fois de la perpétuité, après avoir échappé à la prison dans les années 1980 et 1990 grâce aux lois d’amnistie votées après le retour de la démocratie en 1983 - des lois finalement annulées en 2003. Depuis 2003, plus de 250 condamnations ont été prononcées, dont celle de l’ancien dictateur Jorge Videla, il y a quatre ans.

Source : RFI


L'ex-dictateur argentin Videla est mort en prison (mai 2013 )


C'est derrière les barreaux qu'il a rendu son dernier souffle. Jorge Rafael Videla, l'un des principaux théoriciens et l'un des symboles de la dernière dictature argentine (1976-1983) s'est éteint vendredi matin. Agé de 87 ans, il est décédé dans le pénitencier de Marcos Paz où il purgeait une peine à perpétuité pour crimes contre l'humanité. Les politiques argentins se sont félicités qu'il soit mort en prison. «La démocratie argentine a eu le mérite de juger et condamner ce tyran sanguinaire», a ainsi souligné le ministre de la Culture de Buenos aires.

Condamné à la prison à perpétuité pour l'enlèvement de bébés d'opposants, l'ancien général avait dirigé de 1976 à 1981 une junte militaire responsable de la disparition de 30.000 personnes.

Source : Le Figaro

Témoignage d'un ancien tortionnaire

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Les Mères de la place de Mai

Petite erreur dans la traduction, 1976 au lieu de 1956.

1976-1983 : violation des droits humains

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